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Personne ayant une incapacité motrice
Compréhension de l'incapacité

Définitions

Personne handicapée

« Toute personne ayant une déficience entraînant une incapacité significative et persistante et qui est sujette à rencontrer des obstacles dans l’accomplissement d’activités courantes » est considérée comme une personne handicapée selon la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale.Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web.

Incapacité motrice

La motricité est l’ensemble des fonctions qui permettent les mouvements volontaires ou automatiques d’un individu grâce à l’activité du système neuromusculaire. L’incapacité motrice correspond à la réduction des aptitudes reliées à la motricité dont la mobilité, l’agilité, les mouvements réflexes et les autres mouvements volontaires (par exemple, de la bouche ou des paupières). Elle peut provenir, entre autres, de lésions des centres nerveux qui commandent la contraction musculaire, de pertes du système squelettique, de certains troubles métaboliques ou d’une malformation à la naissance.

La mobilité est définie comme l’aptitude à mouvoir tout le corps dans l’espace. (Voir FOUGEYROLLAS, Classification québécoise : processus de production du handicap, 1998.) 

L’incapacité reliée à la mobilité s’observe notamment par la difficulté à marcher un demi-kilomètre ou à monter et à descendre un escalier d’environ 12 marches sans se reposer, à se déplacer d’une pièce à une autre, à transporter un objet de 5 kg (10 livres) sur une distance de 10 mètres (30 pieds) ou à se tenir debout pendant de longues périodes (même en utilisant une aide ou un appareil spécialisé comme une canne ou des béquilles). (Voir CAMIRAND, Vivre avec une incapacité au Québec : un portrait statistique à partir de l’Enquête sur la participation et les limitations d’activités de 2001 à 2006, 2010.) 

L’incapacité reliée à l’agilité s'observe notamment par la difficulté à se pencher, à s’habiller ou à se déshabiller, à se mettre au lit ou à en sortir, à se couper les ongles des orteils, à utiliser les doigts pour saisir ou manier des objets, à tendre les bras dans n’importe quelle direction (au-dessus de la tête par exemple) ou à couper la nourriture. (Voir CAMIRAND, Vivre avec une incapacité au Québec : un portrait statistique à partir de l’Enquête sur la participation et les limitations d’activités de 2001 à 2006, 2010.)  

L'incapacité reliée aux mouvements réflexes se définit comme une réduction de l'aptitude à avoir une réaction automatique, involontaire et immédiate d'une partie du corps à un stimulus.(Voir FOUGEYROLLAS, Classification québécoise : processus de production du handicap, 1998.) 

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Mots appropriés à employer

Une meilleure connaissance de la situation des personnes handicapées et l’évolution de leur contribution dans la société se sont accompagnées d’une évolution parallèle des mots employés pour les désigner.

Des termes présentant une image négative des personnes handicapées ont été remplacés par ceux qui traduisent mieux leur réalité. C’est ainsi que l’usage de l’expression « personne handicapée » au lieu de « déficient », « handicapé », « malade », « invalide », « infirme », etc. a marqué une étape dans l’évolution des mentalités. 

L’utilisation du mot « personne » suggère de considérer d’abord et avant tout l’individu avec toutes les caractéristiques (sexe, âge, intérêts, etc.) qui le composent. Son type d’incapacité n’est qu’une de ses caractéristiques. Par conséquent, on ne parle plus d’« invalide », de « handicapé physique », de « nain », de « boiteux », de « paraplégique », de « tétraplégique » et de « paralysé », mais de « personne ayant une incapacité motrice » ou de « personne tétraplégique ». Par ailleurs, les expressions « personne ayant une incapacité liée à la mobilité » ou « personne ayant une incapacité liée à l’agilité » sont aussi appropriées. 

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Statistiques

Selon l'Enquête québécoise sur les limitations d'activités, les maladies chroniques et le vieillissement 2010-2011 (EQLAV)Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web., 874 800 Québécoises et Québécois interrogés, soit 13,2 % des personnes âgées de 15 ans et plus, déclarent avoir une incapacité liée à la mobilité alors que 1 012 600 personnes (15,2 %) déclarent avoir une incapacité relative à l'agilité. Ces deux types d'incapacité sont intimement liés et sont les plus répandus dans la population québécoise.

De plus, on observe une augmentation importante de ces incapacités avec l’âge. C’est ainsi que l’incapacité liée à la mobilité passe de 8,6 % chez les personnes de 15-64 ans à plus du tiers (34,2 %) chez celles de 65 ans et plus, alors que l’incapacité liée à l’agilité passe, pour ces mêmes groupes d'âge, de 10,9 % à 35,1 %.

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