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Personne ayant une incapacité auditive
Compréhension de l'incapacité

Définitions

Personne handicapée

« Toute personne ayant une déficience entraînant une incapacité significative et persistante et qui est sujette à rencontrer des obstacles dans l’accomplissement d’activités courantes » est considérée comme une personne handicapée selon la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale.Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web.

Incapacité auditive

L’audition se définit comme l’aptitude à percevoir les stimuli sonores : les sons, la parole, les bruits et la musique. (Voir FOUGEYROLLAS, Classification québécoise : processus de production du handicap, 1998.)  

L’incapacité auditive se manifeste notamment par la difficulté à entendre ce qui se dit dans une conversation avec une autre personne, dans une conversation avec au moins trois personnes ou dans une conversation téléphonique avec une prothèse auditive s’il y a lieu. (Voir CAMIRAND, Vivre avec une incapacité au Québec : un portrait statistique à partir de l’Enquête sur la participation et les limitations d’activités de 2001 à 2006, 2010.) 

Par ailleurs, la personne ayant une incapacité auditive peut avoir de la difficulté à entendre :

  • la sonnerie d’un téléphone ou les messages enregistrés sur un répondeur téléphonique automatisé;
  • une annonce effectuée par l’intermédiaire d’un interphone et d’un microphone;
  • une indication vocale dans un ascenseur;
  • un message de boîte vocale personnalisé;
  • une alarme indiquant un incendie ou une évacuation.

Même si une personne utilise une aide auditive comme une prothèse auditive ou un implant cochléaire, elle n’entend pas tout. Par conséquent, la communication avec elle nécessite des ajustements. Il en est de même pour son contact avec le monde sonore dans un but d’autonomie et de sécurité.

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Caractéristiques de l’incapacité auditive

Personne sourde

La personne sourde a une surdité permanente pouvant varier de sévère à profonde. Son accès au monde sonore est limité. Elle ne peut percevoir les sons. Elle peut avoir appris à parler même si la surdité était présente à la naissance ou est survenue avant l’acquisition du langage.

Toutefois, comme l’apprentissage de la parole est ardu pour la personne sourde en bas âge, elle peut utiliser une langue des signes, comme la langue des signes québécoise (LSQ) ou l’American Sign Language (ASL), ou la lecture labiale pour communiquer. Elle peut aussi utiliser ces deux modes de communication simultanément. 

Personne devenue sourde

La personne devenue sourde ne l’était pas à la naissance. Cette incapacité est survenue au cours de sa vie. L’expression « devenue sourde » est souvent utilisée pour les personnes qui ont acquis une surdité importante après avoir appris à parler. Pour transmettre un message, la personne devenue sourde utilisera la parole. Pour recevoir un message, elle peut avoir recours à la lecture labiale

En complément ou non de ces deux modes de communication, pour transmettre ou recevoir un message, elle peut :

  • utiliser une langue des signes (par exemple, la langue des signes québécoise (LSQ) ou l’American Sign Language (ASL));
  • faire usage de l’écriture;
  • se servir de gestes et de signes d’usage courant. 

Personne malentendante

La personne malentendante a une surdité qui peut varier de légère à sévère. Elle utilise son acuité auditive résiduelle pour entendre. Elle n’entend pas tous les sons. Elle pourrait avoir recours à l’aide auditive appropriée à sa condition qui requiert généralement :

Pour s’exprimer, elle utilise principalement la parole. Toutefois, pour la transmission ou la réception d’un message, elle peut choisir :

  • d’utiliser la lecture labiale;
  • d’avoir recours à une langue des signes (par exemple, la langue des signes québécoise (LSQ) ou l’American Sign Language (ASL));
  • de faire usage de l’écriture;
  • d’utiliser des gestes et des signes d’usage courant. 

Saviez-vous que…?

On parle de surdicécité lorsqu’une personne a une incapacité auditive et une incapacité visuelle à la fois. Les degrés de cécité et de surdité sont très variables d’une personne à l’autre. La personne ayant une surdicécité peut utiliser les moyens de communication favorisant une communication adaptée et les outils d’aide propres à chacune des incapacités.

Elle peut notamment avoir recours aux services d’un interprète tactile. La personne ayant une surdicécité passe sa main ou ses mains sur celles de l’interprète tactile afin de percevoir les mouvements et de comprendre le message qu’il transmet à l’aide d’une langue des signes. L’interprète tactile peut aussi se servir de l’alphabet tactile ou d’un alphabet manuel à deux mains pour transmettre un message à la personne ayant une surdicécité. L’alphabet tactile est une façon de représenter chacune des lettres de l’alphabet par une configuration bien précise de la main. L’alphabet manuel à deux mains est un autre code pour représenter l’alphabet que l’on exécute avec les deux mains.

Il peut aussi écrire en lettres majuscules dans la paume de la main de la personne ayant une surdicécité selon un tracé conçu pour faciliter la compréhension du message.

La représentation graphique, pour chacune des lettres de l’alphabet, chacun de chiffres ainsi que certains signes de ponctuation et caractères utilisés en information, d’une série de points disposés pour les représenter en code braille.

La représentation graphique de mains montrant le mouvement à effectuer lors de l’utilisation des lettres de l’alphabet de la langue des signes québécoise visuelle.

La représentation graphique de mains montrant le mouvement à effectuer lors de l’utilisation des lettres de l’alphabet de la langue des signes québécoise tactile.

La représentation graphique montrant, pour chacune des lettres de l’alphabet, le mouvement à effectuer avec les deux mains.

La représentation graphique des lettres de l’alphabet avec, au pourtour de chacune, un tracé en pointillés, celui à effectuer dans la paume de la main.

Pictogrammes : Institut Raymond-Dewar

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Mots appropriés à employer

Une meilleure connaissance de la situation des personnes handicapées et l’évolution de leur contribution dans la société se sont accompagnées d’une évolution parallèle des mots employés pour les désigner.

Des termes présentant une image négative des personnes handicapées ont été remplacés par ceux qui traduisent mieux leur réalité. C’est ainsi que l’usage de l’expression « personne handicapée » au lieu de « déficient », « handicapé », « malade », « invalide », « infirme », etc. a marqué une étape dans l’évolution des mentalités. 

L’utilisation du mot « personne » suggère de considérer d’abord et avant tout l’individu avec toutes les caractéristiques (sexe, âge, intérêts, etc.) qui le composent. Son type d’incapacité n’est qu’une de ses caractéristiques. Par conséquent, on ne parle plus de : « sourd », mais de « personne sourde »; de « devenu sourd », mais de « personne devenue sourde »; de « malentendant », mais de « personne malentendante ». Par ailleurs, les expressions « personne ayant une incapacité auditive » ou « personne ayant une incapacité liée à l’audition » sont aussi appropriées.

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Statistiques

Selon l'Enquête québécoise sur les limitations d'activités, les maladies chroniques et le vieillissement 2010-2011 (EQLAV)Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web., 489 000 Québécoises et Québécois interrogés, âgés de 15 ans et plus, déclarent avoir une incapacité liée à l'audition. Ces personnes représentent 7,4 % de la population québécoise de ce groupe d'âge.

L’incapacité auditive augmente avec l’âge. Les personnes qui déclarent avoir cette incapacité se répartissent comme suit :

  • 4,9 % des 15-64 ans;
  • 13,2 % des 65-74 ans;
  • 20,6 % des 75-84 ans;
  • 39,5 % des 85 ans et plus.
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