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Personne ayant une déficience intellectuelle
Compréhension de l'incapacité

Définitions

Personne handicapée

« Toute personne ayant une déficience entraînant une incapacité significative et persistante et qui est sujette à rencontrer des obstacles dans l’accomplissement d’activités courantes » est considérée comme une personne handicapée selon la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale.Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web.

En connaître davantage sur la définition de « personne handicapée »

Déficience intellectuelle

La déficience intellectuelle est caractérisée par des incapacités significatives liées à l’activité intellectuelle et au comportement adaptatif. Elle se manifeste avant l’âge de 18 ans.

Attention!

La déficience correspond au degré d’atteinte d’un système organique que ce soit sur le plan anatomique, histologique ou physiologique. (Voir FOUGEYROLLAS, Classification québécoise : processus de production du handicap, 1998.)  

Selon cette définition, il est inexact de dire qu’une personne a une déficience intellectuelle, car la déficience concerne l’atteinte à l’organe, soit le cerveau de la personne dans ce cas. Elle manifeste en fait des limitations significatives de ses aptitudes liées à  l’activité intellectuelle et au comportement adaptatif. Le terme « incapacité » serait ainsi plus exact, car l’incapacité correspond au degré de réduction d’une aptitude.

Toutefois, depuis très longtemps, le terme « déficience intellectuelle » est utilisé comme diagnostic pour désigner les personnes dont deux aptitudes importantes diffèrent de la population en général. Les termes « déficience intellectuelle » et « incapacité intellectuelle » ne recouvrent donc pas la même réalité. Nous utiliserons le terme « déficience intellectuelle » aux fins de cet ouvrage.

Le comportement adaptatif se manifeste dans les habiletés conceptuelles, sociales et pratiques (Voir AMERICAN ASSOCIATION INTELLECTUAL AND DEVELOPMENTALl DISABILITIES, Déficience intellectuelle : définition, classification et système de soutien, 2011.)

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Caractéristiques de la déficience intellectuelle

Les cinq postulats essentiels à l’utilisation de cette définition sont les suivants :

  • l’évaluation des incapacités de la personne doit tenir compte des environnements communautaires typiques du groupe d’âge de la personne et de son milieu culturel;
  • une évaluation valide tient compte à la fois de la diversité culturelle et linguistique de la personne ainsi que des différences d’aptitudes sur les plans sensorimoteurs, comportementaux et de la communication;
  • chez une même personne, les capacités et les incapacités coexistent souvent avec des forces;
  • la description des incapacités est importante, notamment pour déterminer le profil de soutien requis;
  • si la personne présentant une déficience intellectuelle reçoit un soutien adéquat et personnalisé sur une période soutenue, son fonctionnement devrait s’améliorer.

Lorsqu’on parle d’habiletés conceptuelles, on fait référence à la résolution des problèmes abstraits ainsi qu’à la compréhension et à l’utilisation des processus symboliques pour ce qui est :

  • du langage;
  • de l’écriture;
  • de la lecture;
  • de l’autonomie;
  • du concept d’argent.

Les habiletés sociales réfèrent :

  • à la compréhension et à l’interaction efficace avec des objets;
  • aux événements sociaux;
  • au respect des normes;
  • à l’utilisation adéquate de ses habiletés sociales;
  • à l’empathie;
  • à la capacité de réfléchir;
  • à la capacité d’atteindre ses objectifs.

Les habiletés pratiques renvoient à la composition avec les aspects physiques et mécaniques de la vie quotidienne, ce qui inclut de prendre soin de soi sur les plans domestique et socioprofessionnel. Plus précisément, les habiletés regroupent les actions suivantes :

  • gérer son argent;
  • préparer des repas;
  • effectuer l’entretien ménager;
  • se nourrir;
  • se laver;
  • assurer sa sécurité;
  • veiller à sa santé;
  • travailler;
  • utiliser des moyens de transport.

La personne ayant une déficience intellectuelle peut avoir de la difficulté à :

  • saisir les stimuli de l’environnement et à leur attribuer une signification;
  • se souvenir de certaines choses;
  • concevoir et à organiser des idées, des concepts et des représentations ainsi qu’à les utiliser.

La déficience intellectuelle est un état et non une maladie. Elle n’est pas nécessairement une source de souffrance ou de malaise. La personne ayant une déficience intellectuelle peut apprendre et comprendre à divers degrés. Elle possède des aptitudes, des habiletés et des compétences qu’elle peut développer elle-même ou avec un soutien approprié.

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Mots appropriés à employer

Une meilleure connaissance de la situation des personnes handicapées et l’évolution de leur contribution dans la société se sont accompagnées d’une évolution parallèle des mots employés pour les désigner.

Des termes présentant une image négative des personnes handicapées ont été remplacés par ceux qui traduisent mieux leur réalité. C’est ainsi que l’usage de l’expression « personne handicapée » au lieu de « déficient », « handicapé », « malade», « invalide », « infirme », etc. a marqué une étape dans l’évolution des mentalités.

L’utilisation du mot « personne » suggère de considérer d’abord et avant tout l’individu avec toutes les caractéristiques (sexe, âge, intérêts, etc.) qui le composent. Sa déficience ou son type d’incapacité n’est qu’une de ses caractéristiques. Par conséquent, on ne parle plus de : « fou », « déficient mental », « retardé », « débile » ou « malade mental », mais de « personne ayant une déficience intellectuelle ».

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Statistiques

L'Enquête québécoise sur les limitations d'activités, les maladies chroniques et le vieillissement 2010-2011 (EQLAV)Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web. regroupe en une seule catégorie les données concernant la situation des personnes ayant une incapacité liée à une déficience intellectuelle et celles ayant un trouble envahissant du développement.

Selon l’EQLAV, le nombre de personnes âgées de 15 ans et plus qui déclarent avoir une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement (DI-TED) se chiffre à 66 000 au Québec. Ce nombre représente 1 % de la population québécoise de ce groupe d'âge.

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